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Nouvelles captations et nouveaux textes
 
Comme les spectacles se font plus rare, je vous offre ici un petit brin de mon art.
En attendant de se retrouver vibrants d’arts vivants,
laissez vous conte-animer par ces présents et profitez bien du moment plaisant.

Ce printemps, avec Didier Dumoutier et Shella-Ann Tremblay, on s’est bien amusé à filmer une version du conte poétique et politique « l’Amer’Cirque ». Merci à TootLahoorn, Pierre-Jean Champoux et Maurice Bélanger. Si vous avez aimez l’extrait je vous invite à découvrir l’intégral, en cliquant ici

Le décor semblait prédestiné pour la captation de ce conte pour enfant sur l’origine des chants d’oiseaux. Encore merci à Toot et au Pavillon de la pomme.
 
En collaboration avec les bibliothèques de Laval, j’ai eu aussi la chance, cet été, de filmer deux autres contes pour enfants. Je vous les partage ici, suivez le lien.
Et, la vidéo du conte « Sur le fil de l’histoire », une nouvelle création 2020, produite en collaboration avec le musée Pointe-à-Callière, sera en ligne à la mi-décembre. Gardez l’œil ouvert!
 
Pandémie ou pas, on a besoin de culture!
 
Il y a des moments où je ne m’inquiète pas pour l’art.
Parce que je sais que l’art est fort.
Si on le déracine, il va repousser encore.
Il a des rhizomes profonds.
Si on coupe la tête du dragon,
Au moins 12 têtes repousseront.
L’art et ceux qui le portent vibrent et pour cela, ils connaissent la résilience.
 
Mais des fois, aussi,
je m’inquiète pour l’art.
Je ne sais pas si l’art est un service essentiel,
mais je sais que sans lui
la vie se garantit des sévices sans ciel.
L’art c’est une lettre à l’âme.
une arme-philosophe
une lame ah! futée
qui tranche les préjugés.
Un dard.
L’art nous met larme à l’œil
il nous nettoie les yeux
devant ce que d’autres voient mieux.
Et il sonne l’alarme.
L’alarme qui fait déborder la vase
dans laquelle parfois on s’écrase.
dans laquelle par effroi on s’enlise
avec nos vieilles bêtises acquises.
Souvent, l’art, aussi, est une lame de fond
qui brasse la pensée
et qui nous donne une rame,
histoire de remonter.
Une flamme,
pour se réinventer.
Il’ élargit l’horizon.
Éveille les émotions.
 
Moi j’ai besoin de lui.
J’ai tant besoin de lui
J’ai besoin que par lui,
tu me fasses découvrir ton monde.
Et tant que ce besoin me tient,
je n’ai pas tant à m’inquiéter.
C’est pour après que je m’inquiète.
Quand l’art sera devenu tellement loin
qu’on ne saura même plus qu’il nous faisait du bien.
Quand l’art sera tellement rare.
Ça ne nous fera plus rien
de plus en avoir besoin.
Non, non,
Ça n’fera pas mal
On ne sentira rien
On ne ressentira rien.
Dirigéantes et digérants,
Est-ce qu’en vous, il est trop t’art?
octobre 2020
 
Voilà une réflexion qui me prend aux tripes depuis le début de l’automne. 
Mais croyez-moi, confinement ou pas, l’art ne s’égard pas quand on sait où poser notre regard.
 
 

J’offre des contes à la fois éthiques et poétiques, pour le plaisir du jeu et pour stimuler une réflexion profonde. Mes acrobaties langagières invitent les gens à voltiger dans un univers sensible et sensé, parlant d’environnement, d’engagement social et de liberté. Par mes œuvres, je vous offre mon langage en gage d’engagement.    Bienvenue!