Accueil

 

 

J’offre des contes à la fois éthiques et poétiques, pour le plaisir du jeu et pour stimuler une réflexion profonde. Mes acrobaties langagières invitent les gens à voltiger dans un univers sensible et sensé, parlant d’environnement, d’engagement social et de liberté.

Par mes œuvres, je vous offre mon langage en gage d’engagement.   

Bienvenue!

 

 
 
Besoin de culture!
 
En général, je ne m’inquiète pas pour l’art.
Je sais que l’art est fort.
Si on le déracine, il repoussera encore.
Il a des rhizomes profonds.
Si on coupe la tête du dragon,
Au moins 12 têtes repousseront.
L’art et ceux qui le portent vibrent, ils connaissent la résilience.
 
Mais parfois, aussi,
je m’inquiète pour l’art.
Je ne sais pas si l’art est un service essentiel,
mais je sais que sans lui
la vie se garantit des sévices sans ciel.
L’art c’est une lettre à l’âme.
une arme-philosophe
une lame ah! futée
qui tranche les préjugés.
Un dard.
L’art nous met larme à l’œil
il nous nettoie les yeux
devant ce que d’autres voient mieux.
Et il sonne l’alarme.
 
L’alarme qui fait déborder la vase
dans laquelle parfois on s’écrase.
dans laquelle par effroi on s’enlise
avec nos vieilles bêtises acquises.
 
L’art est une lame de fond
qui brasse la pensée
et qui nous donne une rame,
histoire de remonter.
 
Une flamme,
pour se réinventer.
Il’ élargit l’horizon.
Éveille les émotions.
 
Moi j’ai besoin de lui.
J’ai tant besoin de lui
J’ai besoin que par lui,
tu me fasses découvrir ton monde.
Et tant que ce besoin me tient,
je n’ai pas tant à m’inquiéter.
 
C’est pour après que je m’inquiète.
Quand l’art sera devenu tellement loin
qu’on ne saura même plus qu’il nous faisait du bien.
Quand l’art sera tellement rare.
que ça ne nous fera plus rien
de ne plus en avoir besoin.
Non, non,
Ça n’fera pas mal
On ne sentira rien
On ne ressentira rien.
 
Dirigéantes et digérants,
Est-ce qu’en vous, il est trop t’art?
octobre 2020
 
 
Mais il est rare que l’art s’égard, quand on sait où poser notre regard.